Les sanctions pour les infractions liées à la conduite en état d’ébriété du code de la route

La conduite en état d’ébriété est un fléau qui touche toutes les couches de la société et qui, chaque année, cause de nombreux accidents mortels ou non. Les conséquences humaines, sociales et économiques sont énormes et les pouvoirs publics mettent tout en œuvre pour lutter contre ce phénomène. Dans cet article, nous allons aborder les différentes sanctions prévues par le code de la route pour lutter contre les infractions liées à la conduite en état d’ébriété.

Les niveaux d’alcoolémie et les sanctions associées

Pour mesurer le taux d’alcool dans le sang, on utilise le taux d’alcoolémie exprimé en grammes par litre (g/l). Il existe deux seuils d’alcoolémie prévus par le code de la route : le seuil légal et le seuil aggravant. Le premier est fixé à 0,5 g/l pour tous les conducteurs, sauf pour ceux ayant moins de trois ans de permis où il est abaissé à 0,2 g/l. Le second seuil aggravant correspond à un taux d’alcoolémie de 0,8 g/l ou plus.

En cas de contrôle routier, si votre taux d’alcoolémie est supérieur au seuil légal mais inférieur au seuil aggravant, vous encourrez une amende forfaitaire, un retrait de points sur votre permis et une suspension administrative du permis de conduire. En revanche, si votre taux d’alcoolémie dépasse le seuil aggravant, les sanctions sont plus sévères et peuvent aller jusqu’à un emprisonnement, en plus des sanctions déjà mentionnées.

A lire aussi  Vos droits en tant que victime d'une faute médicale: ce que vous devez savoir

La procédure lors d’un contrôle d’alcoolémie

Lors d’un contrôle routier, les forces de l’ordre peuvent procéder à un dépistage de l’alcoolémie en utilisant un éthylotest ou un éthylomètre. Si le dépistage est positif, c’est-à-dire que votre taux d’alcoolémie est supérieur au seuil légal, vous serez soumis à une vérification par un second appareil homologué et précis, généralement au poste de police. En cas de refus de se soumettre au dépistage ou à la vérification, vous êtes passible des mêmes sanctions que si vous étiez en état d’ébriété caractérisée.

Il est important de noter que si vous contestez les résultats du contrôle d’alcoolémie, vous avez la possibilité de demander une prise de sang afin de faire vérifier le taux d’alcoolémie par un laboratoire agréé. Toutefois, cette démarche peut être longue et coûteuse.

Les sanctions pour conduite en état d’ébriété caractérisée

La conduite en état d’ébriété caractérisée correspond à une situation dans laquelle le conducteur présente des signes évidents d’ivresse, tels que des troubles de l’équilibre, de la parole ou une haleine alcoolisée. Dans ce cas, les sanctions encourues sont les mêmes que celles prévues pour un taux d’alcoolémie supérieur au seuil aggravant :

  • Une amende pouvant aller jusqu’à 4 500 euros
  • Un retrait de 6 points sur le permis de conduire
  • Une suspension administrative du permis de conduire pouvant aller jusqu’à 3 ans
  • Une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 2 ans en cas de récidive ou de circonstances aggravantes.

De plus, en cas de condamnation pour conduite en état d’ébriété caractérisée, le juge peut également prononcer des sanctions complémentaires, telles que l’obligation d’accomplir un stage de sensibilisation à la sécurité routière ou la confiscation du véhicule.

A lire aussi  Changer de banque : quelles conséquences pour les comptes de dépôt à terme ?

La récidive et les circonstances aggravantes

Les sanctions encourues en cas d’infraction liée à la conduite en état d’ébriété sont alourdies en cas de récidive. Ainsi, si vous êtes à nouveau contrôlé avec un taux d’alcoolémie supérieur au seuil légal dans les cinq ans suivant une première condamnation, vous encourez notamment une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 4 ans et une suspension du permis de conduire pouvant aller jusqu’à 10 ans.

De plus, certaines circonstances aggravantes peuvent également entraîner des sanctions plus sévères, comme le fait de provoquer un accident ayant causé des blessures ou la mort d’un tiers, ou encore de conduire en état d’ébriété avec un mineur à bord du véhicule.

En conclusion, la législation française est particulièrement sévère en matière de conduite en état d’ébriété et les sanctions encourues sont lourdes. Il est donc essentiel de prendre conscience des risques liés à l’alcool au volant et d’adopter un comportement responsable pour préserver la sécurité de tous sur les routes.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*